Pourquoi la philo en entreprise ?

 

 

Pourquoi la philosophie en entreprise ?

D’après l’enquête « Le bore-out syndrome » de Christian Bourion, spécialiste de la gestion du travail, on sait qu’au moins 30% des salariés s’ennuient dans leur vie professionnelle. Des tâches peu valorisantes, répétitives et dénuées de sens engendrent chez les sujets qui les accomplissent une baisse de leur estime personnelle et une démotivation. 

 

Volontairement ou non, certaines personnes peuvent être source de nuisances et exaspérer leurs collègues de travail. La gêne occasionnée peut nuire à l’ambiance et à la qualité du travail, voire même dégénérer en conflit ouvert.

 

Parce qu'on ne parvient pas à s'écouter, parce que l'on se répète ou que la communication est inefficace, il arrive souvent que des réunions n'aboutissent à aucun résultat. Les participants ressentent un sentiment de grande confusion et de frustration. 

 

Trois situations difficiles, complexes, préjudiciables. Trois situations qui, différentes sans être exceptionnelles, sont révélatrices des problèmes auxquels peuvent être confrontées les entreprises. Face à ces situations, la pratique philosophique peut aider à voir plus clair. 

 

Dans les ateliers de pratique philosophique chacun se voit offrir la possibilité de parler librement sous l'égide de la raison afin de gagner en clairvoyance et en perspicacité et de s'épanouir au sein du groupe.


La particularité de celui qui philosophe est sans doute qu'il ne se contente pas de vivre les événements dans leur immédiateté, dans leur diversité chaotique, de manière confuse. Ce qu'ambitionne la philosophie c'est bien de considérer le monde qui nous environne avec sérénité et objectivité afin de donner du sens à ses actions.

 

Chacun d'entre nous, quotidiennement, dans sa vie privée ou professionnelle, prend des décisions qui sous tendent une philosophie, sans le savoir.

 

C'est que la philosophie est avant tout un effort de réflexion qui s'interroge sur les connaissances qu'il avait déjà. 

 

Dès l'Antiquité, Socrate prétendait n'enseigner aucun savoir, mais faire réfléchir ses auditeurs. Il se contentait de poser des questions, il les faisait réfléchir à ce qu'ils savaient déjà, il les invitait à interroger leur propre savoir. Dans les ateliers de pratique philosophique chaque participant est convié à se faire le Socrate de ses collègues en comprenant sa parole, en la questionnant, en émettant une objection.